DeepMind, l’IA qui refroidit les datacenters de Google

Google datacenter

DeepMind, la fameuse intelligence artificielle de Google, va se voir confier sous peu la gestion de la consommation d’énergie de ses datacenters après deux ans d’expériences. Une initiative qui permettre au géant Google de faire des millions de dollars d’économie et de réduire son impact sur l’environnement.

Google, avec ses 3 milliards de requêtes par jour et ses 90% de part de marché, exige des serveurs de plus en plus nombreux et performants, ce qui implique forcément une consommation d’énergie toujours plus grande. C’est là qu’intervient DeepMind, l’intelligence artificielle développée par les ingénieurs de Mountain View. Elle a été sollicitée dès 2016 pour régler les systèmes de refroidissement des immenses datacenters. Et on peut dire que c’est un franc succès car 40% d’économie d’énergie a été réalisé !

Le succès est tel que Google va maintenant le laisser agir de manière complètement autonome. En effet, jusqu’à aujourd’hui DeepMind se contentait de fournir des recommandations aux responsable de centre. Libre à eux de les suivre ou non.

Les premiers dans le domaine industriel

« À notre connaissance, c’est la première fois qu’un système de contrôle industriel autonome sera déployé à cette échelle », déclare Mustafa Suleyman, responsable de l’IA appliquée chez Deepmind, la filiale de Google.

Il existe bien entendu des systèmes de sécurité et d’urgence qui permettent à l’Homme de reprendre le contrôle à tout moment. Les responsables de centres seront là pour observer les décisions prises par l’IA et pouvoir les modifier voire les annuler au besoin.

Mais compte tenu de l’économie réalisée et de la précision des optimisations fournies par DeepMind, les responsables sont plus que confiant quant à l’avenir de ce système.

« C’était étonnant de voir l’IA apprendre à tirer profit des conditions hivernales et à produire de l’eau plus froide que la normale, ce qui réduit l’énergie nécessaire pour le refroidissement à l’intérieur du centre. Les règles ne s’améliorent pas, mais l’IA oui », conclut Dan Fuenffinger, l’un des ingénieurs ayant travaillé le plus avec DeepMind.

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